Campagne spéciale de vaccination et de marquage contre la Peste des Petits Ruminants : le Ministre Youba BA donne le coup d’envoi à Koulikoro

Le développement du sous-secteur de l’élevage passe nécessairement par le contrôle et la maîtrise des maladies animales.  Dans cette dynamique, le ministre de l’Élevage et de la Pêche du Mali, M. Youba BA, accompagné d’une forte délégation, a procédé, le jeudi 9 octobre 2025 à Koulikoro, au lancement officiel de la campagne spéciale de vaccination et de marquage contre la Peste des Petits Ruminants (PPR) pour la période 2025-2026.

Le ministre a rappelé que l’élevage occupe une place centrale dans l’économie nationale et dans la vie de millions de Maliens. « Il constitue un pilier de la résilience rurale, un vecteur de stabilité sociale et un levier stratégique pour le développement durable », a-t-il souligné.

Sous la haute direction de Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Président de la Transition, Chef de l’État, et avec le soutien du Premier ministre, le Général de Division Abdoulaye MAÏGA, Le Ministre a souligné que le Gouvernement du Mali accorde une importance particulière à la préservation et à la valorisation du capital animal national.

La Peste des Petits Ruminants, a-t-il poursuivi, demeure l’une des principales menaces pour l’élevage ovin et caprin au Mali. Hautement contagieuse, cette maladie virale peut provoquer des pertes économiques importantes, fragiliser les moyens de subsistance des éleveurs et compromettre la sécurité alimentaire dans les zones rurales.

Face à ce défi, le Gouvernement réaffirme son engagement ferme à éradiquer la PPR d’ici 2030, en cohérence avec la stratégie mondiale conjointe de l’Organisation Mondiale de la Santé Animale (OMSA) et de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO).

La campagne spéciale de vaccination et de marquage 2025-2026 se tient, avec l’appui du Projet Régional d’Appui au Pastoralisme au Sahel – Phase 2 (PRAPS-2), financé par la Banque mondiale et le Gouvernement du Mali.  En termes d’appui dans le cadre de cette campagne spéciale, le projet a entre autres, fourni 15 millions doses de vaccin, 1000 pinces pour le marquage, mis en place à travers le pays 271 équipes de vaccination composées chacune de 2 agents vaccinateurs équipés en blouses, seringues, paquets d’aiguilles, glacières. Chaque équipe est également dotée en carburant en raison de 80 litres par mois pendant trois mois en plus d’un montant forfaitaire mensuel de frais de terrain.

Au cours de la présente campagne, 15 millions de petits ruminants seront vaccinés et marqués à travers tout le pays. Cette opération, gratuite et obligatoire, mobilisera les services vétérinaires publics et privés, les autorités administratives, les collectivités territoriales ainsi que les organisations professionnelles d’éleveurs.

Des sessions de formation et de sensibilisation seront également organisées pour assurer une meilleure compréhension des objectifs et des méthodes, notamment en matière de traçabilité et de rapportage numérique via l’outil Kobotoolbox.
Un important dispositif de communication de proximité sera déployé, en particulier à travers les radios locales et rurales, pour informer les éleveurs dans leurs langues respectives sur les avantages de la vaccination et du marquage.

Le Ministre Youba BA a tenu à saluer la rigueur et le professionnalisme des structures techniques mobilisées : la Direction Nationale des Services Vétérinaires (DNSV), le Centre National d’Appui à la Santé Animale (CNASA), l’Ordre des Vétérinaires du Mali (OVM), l’Assemblée Permanente des Chambres d’Agriculture du Mali (APCAM) et l’Unité de Coordination du PRAPS-2 Mali. « Ces structures constituent la clé de voûte de la réussite de cette vaste entreprise nationale », a-t-il déclaré.

Dr. Boubacar KANOUTE, Direction Nationale des Services Vétérinaires : « La DNSV demeure à l’avant-garde du dispositif national de prévention et de lutte contre les maladies animales. Notre implication dans cette campagne traduit une fois de plus notre engagement à assurer la santé du cheptel et à protéger les moyens d’existence des éleveurs maliens. Nous mettrons à contribution notre expertise technique et notre logistique d’acquittons et de distribution de vaccins pour garantir la qualité et la disponibilité des doses sur l’ensemble du territoire. Nous sommes fiers d’appuyer cette opération d’envergure nationale au service du monde rural. »

Dr. Oumar Maki TOUNKARA, Président de L’Ordre des Vétérinaires du Mali : « En tant qu’institution privée d’utilité publique, l’Ordre des vétérinaires du Mali attache une importance capitale à la rigueur, à la discipline et à la qualité de l’exécution de cette campagne. Nous veillerons, avec l’ensemble des vétérinaires titulaires du mandat sanitaire, à garantir le strict respect des normes techniques et déontologiques, afin d’assurer l’efficacité et la crédibilité de l’action engagée. Je tiens à exprimer ma profonde gratitude au CILSS, à la Banque mondiale, à l’État malien, au PRAPS, ainsi qu’à tous les partenaires techniques et financiers qui ont contribué à la mise en œuvre de cette importante initiative. Au nom de l’Ordre des vétérinaires du Mali, je réaffirme notre plein engagement et celui de tous les vétérinaires mandatés à participer activement à cette campagne, avec pour objectif commun d’en faire une réussite exemplaire au service du développement de l’élevage malien. »

  1. Baky COULIBALY, Assemblée Permanente des Chambres d’Agriculture du Mali : « L’APCAM s’engage pleinement aux côtés du Gouvernement pour sensibiliser et mobiliser les producteurs avec l’appui de nos différents réseaux à travers tout le pays. La santé animale est au cœur de la productivité et de la sécurité alimentaire ; elle conditionne la réussite de tout le secteur agropastoral ».

Dr. Mamadou Camara, Directeur du Centre National d’Appui à la Santé Animale : « Le CNASA met son expertise au service de la réussite de cette campagne en accompagnant les services vétérinaires par l’information, la communication et la sensibilisation des éleveurs. Car une bonne compréhension des enjeux sanitaires est la première garantie d’un cheptel sain et productif. »

Le ministre a également salué les résultats appréciables enregistrés par le PRAPS-2 Mali, notamment dans le renforcement des capacités institutionnelles, l’amélioration de la surveillance épidémiologique, le développement des infrastructures pastorales et l’implication accrue des femmes et des jeunes dans la gouvernance du secteur.
Ces progrès illustrent la coopération exemplaire entre le Gouvernement du Mali, la Banque mondiale, le CILSS et les autres partenaires techniques et financiers.

Rappelons qu’en 2024, plus de 7, 9 millions de petits ruminants ont été vaccinés contre la Peste des Petits Ruminants et plus de 7, 6 millions de bovins vaccinés contre la Péripneumonie Contagieuse Bovine avec l’appui du PRAPS-2-Mali.

 

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